Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 21:05

 

L’equilibre alimentaire

Une alimentation équilibrée

- Trois repas par jour comportant chacun des protides, des glucides, des lipides, des vitamines et des éléments minéraux : tels sont les secrets d’une alimentation équilibrée. En fait, il suffit de manger un aliment de chaque groupe en quantité raisonnable  suivant l’âge, l’activité et le sexe de l’individu.

Composition d’un menu équilibré

COMPOSITION DU REPAS PRINCIPAL (MIDI)

COMPOSITION DU REPAS DU SOIR

- Il doit comprendre :

Entrée= apport minéral et vitaminique

Plat protidique = viande, poisson ou œuf

Plat d’accompagnement= légumes, cuits ou féculents

Dessert = apport calcique (fromage ou entremets) + apport vitaminique (fruits)

- Il faut éviter :

Deux plats de féculents. Exemple : riz + pâtisserie

Deux plats très gras. Exemple : frites + charcuterie

- Sa composition doit tenir compte de celle du repas du midi. Il doit comprendre :

Un potage de légumes ou crudité

Un plat protidique (ration répartie 2/3 le midi et 1/3 le soir)

Un plat de légumes cuits ou féculents (selon le plat du midi)

Un féculent en dessert si le plat principal n’en contient pas (ex : semoule au lait)

Un apport lacté (fromage, yaourt, ou entremet)

Un fruit

 

COMPOSITION DU PETIT DEJEUNER

COMPOSITION DU GOUTER

- Il doit être consistant car il doit reconstituer les réserves de l’organisme après le long repos de la nuit. Il comprend :

Un produit laitier

Des féculents (pain ou biscottes)

Du beurre cru

Des produits sucrés (confiture)

Un jus de fruit frais

Une boisson (thé ou café léger)

-  Il constitue un repas indispensable et doit comprendre :

Un produit laitier (lait ou yaourt)

Un féculent (pain, gâteau, biscuit)

Un fruit éventuellement

 

Les menus de la semaine doivent être variés afin de stimuler l’appétit et d’apprendre à manger de tout. Ils doivent s’établir en fonction de la saison, des goûts et du BUDGET.

Répartition de l’apport énergétique

- Une alimentation équilibrée, c’est-à-dire qui comporte tous les groupes d’aliments, doit fournir environ 2 000 à 2 700 kcals par jour.

- La répartition de l’apport énergétique total doit se faire dans les proportions suivantes :

55 % sont apportés par les glucides

30 % sont apportés par les lipides

15 % sont apportés par les protides

La règle du 421

- Cette règle peut permettre de vérifier si le menu est équilibré.

4 portions de glucides

2 portions de protides

1 portion de lipides

1 portion de céréales ou de féculents

1 portion de légumes cuits

1 portion de légumes ou fruits crus

1 portion de produits sucrés

1 portion de viande ou poisson ou œufs

1 portion de produits laitier

½ portion de matière grasse animale

½ portion de matière grasse végétale

 

La masse idéale

- Avant de parler d’obésité, il faudrait pouvoir définir une masse idéale. En fait celle-ci n’existe pas. Trop de facteurs entrent en jeu dans la constitution de l’organisme pour pouvoir fixer définitivement la masse d’un sujet. Toutefois, on peut calculer une masse normale théorique grâce à des formules.

Pour l’homme : Masse idéale = taille en cm – 100 – [(taille-150)/4)]

Pour la femme : Masse idéale = taille en cm – 100 – [(taille-150)/2)]

Cette formule ne tient pas compte de l’ossature, de l’âge et des antécédents familiaux. Cependant, elle peut définir :

Un excès de poids : si le poids est supérieur au poids théorique de plus de 10%

Une obésité : si la différence dépasse 20%

Une maigreur : si le poids réel est inférieur au poids théorique de plus de 20%

 

Estimation des besoins individuels

- Les besoins individuels varient selon l’âge et le sexe, la corpulence, l’activité physique, l’état psychologique et l’état de santé général

Calculer la valeur énergétique des repas

- Il faut recenser les aliments consommés et évaluer les quantités en grammes. Connaissant la part dans le poids des aliments de chacune des trois catégories de molécules organiques (glucides, lipides, protides), on peut calculer l’énergie qu’ils apportent. => importance de la lecture des étiquettes des produits.

Besoins protéiques

- Les protéines sont des molécules plus ou moins complexes dont l’unité de base est l’acide aminé. Parmi les 20 acides aminés différents qui constituent les protéines, 8 sont dits essentiels et doivent être apportés par l’alimentation car l’Homme ne sait pas les synthétiser.

- Les protéines du corps subissent un renouvellement plus ou moins rapide. Une partie des acides aminés est recyclée et une autre est perdue sous forme d’urée, évacuée par les reins dans l’urine.

- L’apport conseillé pour un adulte d’activité moyenne est comprise entre 60 et 80 g par jour.

- 10 g de protéines sont apportés par = 50g de viande / 50g de poisson / 40g de jambon / 1 œuf / 1 bol de lait (30cl)

Besoins en sels minéraux : Calcium, phosphore, sodium, … et oligoéléments

- 150 mg de calcium sont apportés par = 12,5 cl de lait / 100 g de fromage frais / 1 yaourt / 30 g de fromage

- La consommation de sel en moyenne en France est de 7 à 8 g par jour, consommation 5 fois supérieure à la consommation quotidienne nécessaire.

- Certains éléments minéraux sont nécessaires en quantité très faible, de l’ordre du milligramme ou du microgramme : on parle d’oligo-éléments. Les plus connus sont le fer (Fe), le zinc (Zn), le cuivre (Cu), le manganèse (Mn), l’iode (I), le fluor (F), le chrome (Cr), le cobalt (Co), le molybdène (Mo)…

- Le fer est probablement l’oligo-élément le plus important pour l’organisme. La teneur en fer de l’organisme adulte est de 2,5 à 4 g. Il est présent dans l’hémoglobine des globules rouges et la myoglobine dans les muscles. C’est grâce au fer que ces deux protéines peuvent fixer le dioxygène.

Besoins en eau

- Les apports journaliers doivent compenser les pertes qui sont de l’ordre de 2,5 L par jour pour un adulte en climat tempéré. L’eau est apportée par les aliments solides (environ 1 L d’eau par jour), par des réactions du métabolisme (les réactions de dégradation produisent de l’eau, ce qui apporte environ 0,3 L par jour) et enfin par l’eau de boisson qui doit être de l’ordre de 1,2 L par jour. De plus, l’eau apporte de très nombreux éléments minéraux…

- En hydratant les selles, elle permet le transit intestinal.

Besoins en vitamines

- Les vitamines sont associées à l’idée de la reconstitution de la forme. Elles sont indispensables à la croissance et à l’entretien de l’organisme mais n’apportent pas d’énergie. Ces molécules organiques agissent à faible dose et doivent être apportées par l’alimentation car l’organisme ne sait pas en effectuer la synthèse (sauf la vitamine D et la vitamine PP).

- Elles sont plus ou moins sensibles à la chaleur, à la lumière ou à l’oxydation à l’air.

 

Les comportements alimentaires

Appétence alimentaire et fonctions sensorielles

- La faim est un état d’éveil du système nerveux. Elle naît de signaux internes ou de signaux issus des aliments eux-mêmes, mais peut aussi être la conséquence d’autres stimuli. La faim est une sensation perçue par l’organisme, une envie. Lié à cela, l’appétit est ce qui oriente le choix des aliments.

- Le stimulus principal semble être la baisse de disponibilité en énergie, mais de très nombreuses autres causes agissent : hormones, conditionnement (manger à heure fixe), les sens…

- La langue et le nez sont les récepteurs privilégiés ; ils assurent respectivement la sensibilité gustative et la sensibilité olfactive.

- Il existe un apprentissage des goûts. Dès la naissance, l’enfant perçoit les saveurs et les odeurs mais il commence immédiatement un ensemble d’apprentissages qui conditionneront sa relation avec l’alimentation à l’âge adulte. Le plaisir ou le déplaisir provoqué par certaines odeurs résulte en revanche toujours d’un apprentissage.

 Préférences alimentaires en fonction des individus, des régions, des pays

- Les individus ne mangent pas tous les mêmes aliments et ce, au sein d’une même localité, ou entre deux régions ou même en fonction des pays. Certains adoptent même des modes alimentaires répondant à leurs croyances religieuses.

- Nourriture et religion : dans certaines religions, des aliments sont considérés comme impurs ; les ruminants sont considérés comme consommables mais le Porc, bien qu’il ait l’ongle fendu, est interdit. De même, parmi les poissons, ceux à écailles sont autorisés et ceux sans écailles interdits. Tous ces interdits peuvent correspondre à ce qui était, à l’époque de la mise en place de ces interdictions, à des soucis d’hygiène. Le porc, vivant près de l’Homme avait une probabilité importante de se contaminer. Les poissons sans écaille sont souvent des Sélaciens (Raies, Requins…), qui ont des taux importants d’urée qui se transforme en ammoniaque (avec les micro-organismes et la chaleur), toxique pour l’Homme.

- D’autres régimes particuliers peuvent être à l’origine de carences plus ou moins graves :

Végétariens (œufs et/ou lait) et végétaliens

La macrobiotique : établie par un japonais au XXe siècle, il s’agit d’une alimentation proche de celle suivie par les moines bouddhistes. Elle repose sur une conception énergétique de l’univers avec deux pôles inverses complémentaires : le yin et le yang.

- Pour une population adulte, l’apport protéique d’un régime végétarien ou même végétalien peut éventuellement rester quantitativement correct. Mais qualitativement, l’apport en certains acides aminés peut être déficient. Ces régimes sont déconseillés très vivement aux enfants.

 

Par jerome harlé - Publié dans : 12_Les besoins nutritionnels
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 21:04

L’alimentation de l’enfant de 0 à 6 ans

Alimentation lactée

- Lorsque l’allaitement maternel n’est pas possible, c’est l’allaitement artificiel qui est indiqué. Il existe plusieurs laits pour les bébés. Ils sont fabriqués à partir du lait de vache

Le lait cru = Il provient directement de la vache et n’a subi aucun traitement, c’est du lait de ferme ; Il ne peut être consommé à 100°C pendant 15 minutes car il contient des microbes.

Le lait pasteurisé = La pasteurisation détruit la plupart des microbes. Ce lait n’est pas stérile, il ne peut être utilisé sans ébullition dans l’alimentation du jeune enfant. Il faut vérifier la date limite de vente et le conserver au réfrigérateur 24 heures après ouverture.

Le lait stérilisé = La stérilisation détruit tous les microbes. La stérilisation U.H.T. (ultra haute température) est recommandée car elle ne détruit pas les vitamines ; Il se conserve longtemps, emballage fermé et à température ambiante (vérifier la date de péremption)

Le lait concentré = La concentration consiste à ôter une partie de l’eau du lait. Ce lait non sucré (LCNS) se reconstitue en ajoutant son volume en eau (concentration à ½), ouvert il se conserve 24 heures au réfrigérateur.

Comparaison lait de femme et lait de vache

Avantages du lait de femme

- Ce lait s’adapte parfaitement aux besoins de l’enfant au cours de la lactation, de la journée, de la tétée

- Ce lait apporte des anticorps protégeant l’enfant contre certaines maladies

- Ce lait est très bien digéré

Inconvénients du lait de vache

- Ce lait est moins adapté aux besoins du nourrisson

- Ce lait peut provoquer certaines intolérances

- Ce lait ne contient pas d’anticorps

 

Caractéristiques des laits 1er et 2ème âge

- Pour fabriquer des laits en poudre destinés aux enfants, on fait subir au lait de vache de nombreuses transformations afin de rapprocher sa composition de celle du lait de femme ; Il existe deux sortes de laits le lait 1er âge (de 0 à 4 mois) ou laits pour nourrissons et le lait 2ème âge (de 5 à 12 mois) ou laits de suite.

- Les laits infantiles permettent une meilleure digestion en stimulant la flore intestinale, empêche l’intolérance aux protéines du lait de vache. Sa meilleure assimilation aide à la croissance et au développement du cerveau. Son goût non sucré sert à la prévention des caries et de l’obésité.

Ration lactée pour un bébé de moins de 5 moins

 - Le nombre de repas varie en fonction de l’âge :1-2 mois => 6 repas /3-4 mois => 5 repas / 5 mois => 4 repas

- Pour calculer la quantité de lait par biberon, on se base sur la règle suivante : 1 mesurette de lait pour 30 ml d’eau

Ration lactée pour un bébé de plus de 5 moins

- Tout au long de sa croissance, l’enfant doit boire au moins 500 ml de lait par 24 heures pour couvrir ses besoins en calcium.

- Le nourrisson de moins d’un an prendra généralement 2 biberons de lait 2ème âge + un produit laitier en complément.

 

Alimentation semi-diversifiée

- C’est l’alimentation de l’enfant de 3 à 5 mois dans laquelle l’apport de lait reste prépondérant mais où sont introduits progressivement d’autres aliments.

- Cette introduction permet à l’enfant de connaître d’autres saveurs, d’autres consistances fluide à molle à granuleuse à petits morceaux.

- Il préférable d’introduire d’abord les légumes pour ne pas développer d’abord le goût du sucré.

- Malgré un coût élevé (inconvénients majeurs), les petits pots sont avantageux car :

Les aliments y sont finement mixés, homogénéisés donc plus facilement absorbés

Les aliments y sont sélectionnés (absence de nitrates, de produits phytosanitaires,…) et équilibrés pour les besoins nutritionnels

La fraîcheur des aliments est garantie (fruits, légumes, viande, poissons,…)

La variété des aliments assurent une variété des goûts

Ils sont prêts à l’emploi => réduction des tâches ménagères


 

Alimentation diversifiée

- Elle se fait au 5ème mois de l’enfant lors du passage au lait 2ème âge. De nouveaux aliments peuvent être introduits dans la ration alimentaire.

Les produits laitiers

¤ Intérêt : apport de calcium, indispensable pour la croissance et la consolidation des os

¤ Présentation : à partir de 5 mois => yaourt, petit-suisse et fromage blanc / à partir de 9 mois tous les fromages peuvent être donnés

Viandes et poissons

¤ Intérêt : apport de protéines. Ce sont des aliments bâtisseurs

¤ Présentation : mixés au début, puis moulinés pour enfin passer à une présentation en petits morceaux

L’œuf

¤ Intérêt : apport de protéines. Ce sont des éléments bâtisseurs.

¤ Présentation : A cause d’un risque d’allergie, on ne donne pas de blanc d’œuf avant l’âge d’un an

Les féculents

¤ Intérêt : apport de glucides complexes, et de vitamines du groupe B

¤ Présentation :

A partir de 3 mois : farines instantanées

A partir de 5 à 6 mois : pomme de terre sous forme de purée

A partir de 7 à 8 mois : petites pâtes, riz, semoule, petits biscuits

A partir de 1 an : pain, biscottes,…

Les corps gras

¤ Intérêt : apport d’acide gras essentiels et de vitamines liposolubles

¤ Présentation : beurre cru dans la purée à partir de 18 mois, huile végétale (tournesol) pour assaisonner les crudités, ne pas donner de graisses cuites car elles sont indigestes.

Régimes alimentaires en cas de troubles digestifs passagers

Régime des vomissements

- Les vomissements répétés provoquent fatigue et amaigrissement. Il est donc important :

De faire manger l’enfant lentement (tétine peu trouée)

De respecter la position semi-assisse lors de la tétée

De faire faire le rot à l’enfant

De coucher l’enfant en position surélevée

Régime de la diarrhée

- La diarrhée provoque une perte d’eau et de sels minéraux pouvant entraîner une déshydratation plus ou moins grave et rapide. Le régime anti-diarrhéique est basé sur trois grands principes :

Supprimer les aliments accélérant le transit

Donner des alimentes riches en pectine (type carotte)

Compenser les pertes d’eau et de sels minéraux en faisant boire l’enfant

Régime de la constipation

- La constipation provoque une rétention des selles. Le régime anti-constipation se fonde sur quatre principes :

Supprimer les aliments riches en pectine : carottes,…

Diminuer les aliments ralentissant le transit intestinal : riz, tapioca,…

Augmenter les aliments qui accélèrent le transit intestinal : légumes, fruits riches en fibres,…

Augmenter l’apport hydrique en proposant de l’eau, des jus de fruits, des tisanes,…

Autres régimes alimentaires

Cas d’un enfant diabétique

- Le diabète est un déficit de la sécrétion d’insuline. De ce fait le taux de sucre dans le sang est supérieur à la normale. Cela provoque la soif, l’envie d’uriner, la faim et la fatigue.

- Il faut apporter à l’enfant les nutriments nécessaires à sa croissance, en réalisant des repas équilibrés sur toute la journée. Il faut aussi s’assurer de la bonne utilisation des nutriments non énergétiques (eau, sels minéraux, vitamines)

Cas d’un enfant obèse

- Il faut diminuer la quantité d’aliments, principalement la consommation de produits sucrés (gâteaux, confitures, confiseries, sodas,…) et privilégier un choix qualitatif des aliments pour répondre aux besoins de croissance. Il faut absolument bannir le grignotage qui est une très mauvaise habitude alimentaire à l’origine de nombreux cas d’obésité

Cas d’un enfant atteint de mucoviscidose

- La mucoviscidose est une maladie génétique qui provoque  une obstruction des alvéoles pulmonaires, des troubles du transit intestinal (diarrhée) et un retard de croissance. L’ensemble de ces symptômes provoque un état de malnutrition de l’enfant

- Le régime doit être à la fois hyperénégétique, hyperprotéique, limité en graisses cuites et supplémenté en vitamines, sels minéraux et eau

Régime pauvre en sodium

­- Ce régime est indiqué pour les enfants atteints de troubles rénaux, cardiaques et hépatiques, pour ceux qui ont un traitement à base de cortisone. La durée du régime étant fonction de la maladie. Deux possibilités : diminuer le sel = régime pauvre en sel /supprimer le sel = régime sans sel (plus contraignant)

Régime sans gluten

- La maladie cœliaque se traduit par des troubles du métabolisme intestinal à cause d’une intolérance au gluten. Le gluten est une molécule protidique entre les grains d’amidon (blé, orge, avoine, maïs, millet). La pomme de terre et le riz sont dépourvus de gluten

- Pour les nourrissons, vérifier les étiquettes, il doit être affichés sans gluten ou contient du gluten

Régime sans protéines du lait de vache

- L’intolérance au lait de vache se manifeste très tôt, dès l’introduction des laits infantiles dans l’alimentation. A l’origine, on remarque un terrain allergique familial. Cette pathologie est héréditaire. Elle est marquée par des troubles digestifs aigus (diarrhée, vomissements,…)

- Pour empêcher cette intolérance, il faut donner des laits dépourvus de protéines allergisantes. Dans le cas où la mère ne peut pas allaiter son enfant, on emploie des laits hypoallergéniques (Nutramigen, Predestimil, Peptijunior,…). Tous les laits courants sont interdits (car tous fabriqués à partir du lait de vache)

Par jerome harlé - Publié dans : 12_Les besoins nutritionnels
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 21:03

desequilibres et maladies alimentaires

Les conséquences des excès alimentaires

Boulimie

- La boulimie est un besoin pathologique d’absorber de grandes quantités de nourriture. Il s’agit véritablement d’une maladie comportementale et le traitement est alors d’ordre plus psychologique qu’alimentaire. La boulimie est une des causes de l’obésité.

Hypercholestérolémie et athérosclérose

- Le cholestérol est indispensable à la vie : c’est un constituant de nos membranes cellulaires et de certaines hormones dont les hormones sexuelles. Il permet aussi de synthétiser la vitamine D au niveau de la peau sous l’influence du soleil.

- Certains individus présentent un taux trop élevé de cholestérol. Cela peut s’agir d’une maladie héréditaire : l’hypercholestérolémie familiale qui touche 1 français sur 500. Dans le cas d’une hypercholestérolémie, le cholestérol reste dans les vaisseaux sanguins et s’y dépose. Les plaquettes sanguines s’y agglutinent ; il y a formation d’une plaque d’athérome qui se calcifie et qui causera un accident cardio-vasculaire.

L’obésité ; une vraie maladie ?

- Les médecins considèrent comme obèse un sujet dont la masse grasse représente plus de 20 % du poids du corps pour l’homme et 25 % pour la femme.

- Il y a environ 20 % d’adultes obèses dans les pays industrialisés.

- L’obésité peut engendrer des problèmes plus ou moins graves : diabète « gras », compression du volume respiratoire, éventuellement insuffisance respiratoire, usure des cartilages des articulations, troubles cardio-vasculaires, hypertension…

Les maladies liées aux carences alimentaires

Anorexie

- Il s’agit d’une perte de l’appétit. Au même titre que la boulimie, l’anorexie peut traduire un conflit psychique, qui conduit à un refus systématique de s’alimenter, voire des vomissements provoqués. L’anorexie entraîne souvent une dénutrition.

Carence en vitamines

- La xérophtalmie est une atteinte des yeux avec dessèchement de la cornée pouvant conduire à la cécité ; forme grave de carence en vit. A.

- Le béribéri résulte d’une carence en vit. B1. Les nerfs sont atteints, avec parfois, des troubles cardiaques et des œdèmes.

- Le scorbut est dû à une déficience en vit. C. Il est caractérisé par une atteinte des gencives et des troubles sanguins.

- Le rachitisme correspond à une absence de minéralisation des os par carence en vit. D. Si la calcification des os est mauvaise, les os peuvent se déformer.

Carence en fer

- L’appauvrissement du sang en hémoglobine est dû en général à une carence en fer. Le mauvais apport d’O2 aux cellules qui en résulte ne permet plus une production suffisante d’énergie pour accomplir les travaux cellulaires, d’où l’état de faiblesse de l’individu. On parle d’anémie.

Carence en calcium

- Cette carence entraîne une ostéoporose, ce qui correspond à une fragilité osseuse.

Les maladies alimentaires : allergies, parasites, bactéries, virus, prions et « épidémies »

Les allergies alimentaires

- L’origine des accidents allergiques est souvent imprévisible et peuvent être déclenchés par des médicaments, des piqûres et, au niveau alimentaire, par les Crustacés, les Mollusques, la moutarde et certains fruits (Kiwi, Arachide…).

Parasitisme

- Certains aliments ingérés sont vecteurs de parasites, c’est le cas du bœuf pour le Tænia saginata (ver solitaire). Les œufs du Tænia se trouvent dans les muscles de la vache ; ceux-ci sont consommés par l’Homme, puis se développent dans l’intestin ce qui donne un ver plat qui peut atteindre plus d’un mètre de long.

- Le meilleur moyen d’éviter d’être infecté est de consommer des viandes bien cuites, ce qui tue les œufs des parasites.

- Il faut également apprendre à l’enfant dès son plus jeune âge à se laver les mains avant les repas et après les selles.

Micro-organismes pathogènes et toxines

- Les risques bactériologiques représentent 90 % des intoxications alimentaires ; ils sont dus à des micro-organismes qui ont contaminé l’aliment à la source ou ensuite, lors de sa manipulation ou de sa conservation. Des règles d’hygiène stricte limitent ces risques.

¤ Les Salmonelles représentent la cause la plus fréquente des intoxications : la contamination a lieu par la viande, les œufs ou les produits laitiers. Les troubles sont des diarrhées avec vomissements et douleurs abdominales.

¤ La listériose est due à une autre bactérie qui peut se développer dans la croûte des fromages à pâte molle, la charcuterie, les légumes ou la viande crue. Elle peut entraîner une septicémie, une méningite, un risque d’avortement spontané chez la femme enceinte.

¤ Le botulisme est une intoxication mortelle ; causé indirectement par une bactérie qui produit la toxine botulique, responsable de la paralysie des muscles respiratoires. La contamination provient en général de conserves mal stérilisées, mais elle est devenue rare.

- Pour prévenir des intoxications alimentaires, quelques règles d’usage sont à respecter :

Acheter et consommer des produits frais

Vérifier les dates limite de consommation

Suivre les indications de conservation des produits

Ne jamais recongelé un produit décongelé

Veiller à l’application des règles d’hygiène dans la cuisine = matériel, mains de la personne qui cuisine, préparation des aliments,…

Les maladies à prion : tremblante du mouton, ESB et Creutzfeldt-Jakob

- Les prions ou ATNC (agents transmissibles non conventionnels) provoquent dans les organismes où ils se multiplient des maladies dégénératives du système nerveux central toujours mortelles, frappant aussi bien l’Homme que les animaux.

- Chez l’animal, elles sont responsables de la tremblante du mouton ou l’encéphalopathie spongiforme bovine appelée « maladie de la vache folle ».

- Chez l’Homme, il s’agit de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. La forme principale de cette maladie touche les deux sexes et se déclare entre 50 et 75 ans.

Toxicité d’origine industrielle  

- Les dioxines font partie des « polluants organiques persistants ». Au départ de la chaîne alimentaire, le bétail est contaminé par les dioxines présentes sur l’herbe des pâturages. Ces molécules se déposent dans les graisses animales (viandes, lait, œufs, poissons) et peuvent être la cause d’intoxications : les symptômes sont des maladies de la peau, des troubles hépatiques, des désordres intestinaux, des troubles neurologiques, cardio-vasculaires et une atteinte de l’appareil uro-génital.

 

Le principe de précaution est un principe selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques, ne doit pas retarder l’adoption de mesures de sécurité. « Mieux vaut prévenir que guérir », surtout quand on ne peut pas guérir.

Par jerome harlé - Publié dans : 12_Les besoins nutritionnels
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 20:59

Le système endocrinien constitue un des deux grands systèmes de communication de l'organisme, l'autre étant le système nerveux.

- Le système nerveux assure la coordination entre les organes grâce aux influx nerveux véhiculés par les nerfs = action rapide et peu durable.

- Le système endocrinien assure la coordination entre les organes grâce aux hormones véhiculées par le sang = action lente et prolongée.

 

Généralite sur l’endocrinologie

Notion d’homéostasie

- Le système endocrinien, comme le système nerveux, permet à l'organisme de s'adapter à diverses situations afin de respecter l’homéostasie du corps. L’homéostasie se définit comme le maintien en équilibre du milieu intérieur. Cela concerne :

Les constances de nature physique = température corporelle, volume de liquide circulant dans les secteurs cellulaires, lymphatiques et vasculaires, la pression osmotique, le pH

Les constances de nature chimique = taux de glucose (glycémie), taux de protides (protidémie), taux en sels minéraux (Natrémie, Kaliémie,…)

- Maintenir constant un paramètre physiologique implique différentes règles :

détecter les variations du paramètre physiologique = valeur à régler / valeur consigne

mettre en jeu une réponse pour corriger la perturbation détectée

- Un système de régulation repose sur une boucle de régulation mettant en jeu un système réglé et un système réglant.

Système réglé = Compartiment de l’organisme auquel appartient la valeur consigne (valeur à régler)

Système réglant = ensemble des organes et des messagers impliqués dans la correction du système réglé. Il se compose :

          à De capteurs qui détectent les écarts de la grandeur consigne et émettent des messages en conséquence

          à D’effecteurs qui modifient leur activité en fonction des messages reçus

          à D’un système de transmission qui conduit les messages des capteurs aux effecteurs

Message hormonal = information basée sur la variation de la concentration plasmatique d’une hormone. Son codage se fait par modulation d’amplitude de concentration

- Si l’action du système réglant s’oppose à la perturbation du système réglé on parle de rétroaction négative.

- La correction des perturbations est réglée automatiquement, en dehors de toute intervention de la volonté et de la conscience.

Notion de glande endocrine

- Le système endocrinien est composé de glandes endocrines, dispersées dans le corps, qui libèrent des hormones dans la circulation sanguine.

- Ces hormones sont considérées comme des messagers chimiques qui sont véhiculés jusqu'aux organes-cibles.

- Une glande endocrine (sécrétion interne) est constituée de cellules sécrétrices. Elle est richement vascularisée, ce qui permet aux cellules de communiquer entre elles via la circulation sanguine ou lymphatique

Notion d’hormone

- Une hormone est une molécule synthétisée par une cellule endocrine. Elle est déversée dans le liquide interstitiel puis, passe dans le sang ou la lymphe où elle est transportée jusqu’à un organe cible dont elle influence l’activité en se fixant sur un récepteur spécifique

- Bien quel ‘organisme produise des hormones très diverses, on peut presque toutes les classer en 3 groupes :

les hormones protidiques : (grande partie des hormones) Elles sont synthétisées à partir d’acides aminés. La taille des molécules de ce groupe varie considérablement : des acides aminés (tyrosine) aux macromolécules protéiques (FSH, LH,…) en passant par les peptides (Insuline, ADH, Ocytocine, ACTH). Elles sont hydrosolubles.

les hormones stéroïdes : Elles sont synthétisées à partir du cholestérol par les gonades (œstrogènes, progestérone, testostérone) et les surrénales (corticoïdes). Elles sont liposolubles

les prostaglandines : Elles sont synthétisées à partir de l’acide arachidonique

- Pour réagir à une hormone, une cellule cible doit posséder sur sa membrane ou dans le cytoplasme ou dans le noyau des récepteurs auxquels l’hormone peut se lier par complémentarité.

- Les hormones agissent à très faibles concentrations. La sécrétion hormonale est continue.  La concentration sanguine des hormones dépend de leur vitesse de libération, d’inactivation et d’élimination.

- La plupart des hormones sont éliminées du sang par des cellules du rein et du foie, et leur produit de leur dégradation est excrété dans l’urine.

- Le temps de séjour d’une hormone dans le sang est bref (quelques secondes à ½ heure). Le temps nécessaire à l’apparition des effets variables : quasi immédiat à des jours. La durée d’action est limitée (20min à quelques heures)

Régulation de la libération des hormones

- La synthèse et la libération de la plupart des hormones sont déclenchés par des stimuli internes et/ou externes.

¤ Stimuli hormonaux :

- La libération des hormones hypophysaires est régie par les hormones hypothalamiques. A leur tour, les hormones hypophysaires amènent d’autres glandes endocrines à libérer leurs hormones dans le sang. 

¤ Stimuli humoraux :

Les variations des taux sanguins de certains ions et de certains nutriments entraînent la libération d’hormone.

Par exemple, la libération de parathormone par les parathyroïdes est provoquée par la diminution de la concentration sanguine en calcium.

¤ Stimuli nerveux :

- Le système nerveux sympathique stimule la médullosurrénale qui libère de l’adrénaline et de la noradrénaline pendant les périodes de stress

- Les neurones hypothalamiques stimulent l’hypophyse postérieure qui libère de l’ocytocine et l’hormone anti-diurétique.

 


 

les glandes endocrines

Le complexe hypothalamo-hypophysaire

Dans le système endocrinien, le complexe hypothalamo-hypophysaire joue un rôle prépondérant, c’est le chef d’orchestre.

 

¤ L'hypothalamus est situé dans le cerveau, sous le thalamus.

- C’est un organe de petite taille composé de neurones qui émettent des prolongements vers l’hypophyse.

- Il coordonne la production hormonale en envoyant des instructions à l'hypophyse.

-Il sécrète 8 neurohormones différentes, sécrétée chacune par un type de neurones :

GnRH (Gonadotropes Releasing Hormone) = GONADOLIBERINE,

hormone stimulant la libération des hormones gonadotropes

PIH (Prolactine Inhibiting Hormone) = PROLASTOSTATINE

hormone inhibant la libération de prolactine

GHRH (Growth Hormone Releasing Hormone) = SOMATOLIBERINE

hormone stimulant la libération de l’hormone de croissance

GHIH (Growth Hormone Inhibiting Hormone) = SOMATOSTATINE

hormone inhibant la libération de l’hormone de croissance

TRH (Thyrotroin Releasing Hormone) =THYROLIBERINE

hormone stimulant la libération de l’hormone thyréotrope

CRH (Corticotropin Releasing Hormone) = CORTICOLIBERINE

hormone stimulant la libération de l’hormone corticotrope

¤ L'hypophyse est de la taille et la forme d'un petit pois, d’une masse de 0,5g. Elle est située à la base du cerveau.

- Elle est formée de 2 parties accolées, à la structure et aux rôles distincts :

à La post-hypophyse ou neurohypophyse située à l’arrière de l’hypophyse. L’hypothalamus y est relié par des fibres nerveuses.

Elle stocke deux hormones produites par l'hypothalamus :

L'ocytocine qui provoque les contractions de l'utérus et qui incite les glandes mammaires à éjecter du lait ;

L’ADH ou vasopressine ou hormone antidiurétique qui contrôle la concentration de l'urine en agissant sur les reins.

Elle permet la réabsorption de l’eau de la pré-urine.

à L’anté-hypophyse ou adénohypophyse située à l’avant de l’hypophyse. L’hypothalamus y est relié par un système porte veineux. Il s’agit d’un complexe vasculaire comprenant 2 réseaux de capillaires unis par une veine

- Elle sécrète plusieurs hormones qui vont réguler les autres glandes endocrines

GH ou hormone de croissance ou somathormone contrôle la croissance par son action anabolisante sur les protides, son action hyperglycémiante sur les glucides et la mobilisation des réserves de lipides

TSH ou thyréostimuline ou hormone thyréotrope contrôle l'activité de la glande thyroïde

ACTH ou corticostimuline ou hormone corticotrope intervient dans le fonctionnement des glandes corticosurrénales

FSH et LH ou gonadostimulines contrôlent les ovaires et les testicules

Prolactine, qui est aussi une gonadostimuline, a une double action sur les glandes mammaires : croissance et lactation

La thyroïde

- La thyroïde est située au niveau du cou. Elle pèse moins de 30 g. Elle a la forme d'un papillon dont les ailes sont situées contre les anneaux de la trachée. Elle produit deux hormones :

la thyroxine active le métabolisme général et favorise ainsi la libération de chaleur. Cette hormone est riche en iode.

la thyrocalcitonine réduit la concentration de calcium dans le sang (calcémie) et du phosphore (phosphorémie)

- La thyroïde joue un rôle fondamental dans la croissance de l’organisme.

Les parathyroïdes

- Les parathyroïdes sont situées sur la face postérieure de la thyroïde. Elles régulent la quantité de calcium et de phosphate dans le sang grâce à l’action de la PTH ou parathormone. Elle favorise le maintien du calcium dans le milieu intérieur en favorisant la réabsorption intestinale, la réabsorption tubulaire (reins) et la résorption osseuse (os).

Les glandes surrénales

- Les glandes surrénales coiffent la partie supérieure des reins. Au nombre de deux, d’une masse entre 4 et 6 g, elles sont constituées de deux parties :

à les corticosurrénales vont produire des hormones de la famille des corticostéroïdes intervenant dans la production d'énergie, le métabolisme des glucides, lipides et protéines, l'équilibre hydroélectrique, la tension artérielle, le volume de sang circulant.

Les minéralocorticoïdes ou hormones minérales règlent l’équilibre de l’eau et des sels minéraux dans l’organisme => Aldostérone

Les glucocorticoïdes ou hormones métaboliques agissent sur le métabolisme des glucides et des lipides => Cortisol

à Les médullosurrénales vont produire l'adrénaline et la noradrénaline (= catécholamines) qui prépare l'organisme à lutter contre le stress en augmentant les rythmes respiratoire et cardiaque. L’action porte aussi sur la mobilisation des réserves énergétiques (glucides et lipides)


 

Les glandes génitales

- Les ovaires vont produire les oestrogènes qui provoquent l'apparition des caractères sexuels secondaires et la progestérone qui prépare l'organisme à la grossesse.

- Les testicules vont produire la testostérone qui provoque le développement des caractères sexuels masculins, jouent un rôle dans le développement des muscles, dans le métabolisme des protéines, des lipides. Les caractères sexuels secondaires dépendent aussi de cette hormone.

Le pancréas

- Le pancréas est une glande mixte :

Une partie exocrine : (99% masse pancréas) : Les acini qui fabriquent des enzymes digestives = sucs pancréatiques

Une partie endocrine : (1% masse pancréas) : Les îlots de Langerhans qui fabriquent des hormones.

C’est cette partie du pancréas qui est responsable de la régulation de la glycémie= concentration sanguine en glucose..

Chaque îlot renferme différentes types cellulaires dont deux catégories chargées de capter les variations de la glycémie :

à Les cellules a (localisation : périphérie de l’îlot) sécrètent du glucagon dans le sang suite à une hypoglycémie

- Cette hormone stimule les actions en faveur de la libération de glucose dans le sang, elle est donc qualifiée d’hormone hyperglycémiante

à Les cellules b (localisation : centre de l’îlot) sécrètent l’insuline dans le sang suite à une hyperglycémie

- Cette hormone stimule les actions en faveur du retrait du glucose du milieu intérieur, elle est donc qualifiée d’hormone hypoglycémiante

L’insuline et le glucagon sont des hormones antagonistes

 

COMPLEMENT SUR LA GLYCEMIE

 

- Malgré les causes des variations, la glycémie d’un individu sain (non diabétique) oscille en permanence autour d’une valeur physiologique voisine de 1g.L-1. En temps normal elle doit oscillée entre 0,8 et 1,2 g.L-1.

 

Glycémie (g.L-1)

[à jeun] Valeurs OMS

Signes cliniques

Hyperglycémie

Supérieur à 1, 26

Polyurie, polyphagie -> dysfonctionnements vasculaires, rénaux, articulaires, cérébraux, affaiblissement du système immunitaire,…

Le glucose est toxique à forte dose. [effets long terme]

Hypoglycémie

0,5 – 0,6

inférieur à 0,45

Faim -> tremblements -> fatigue (asthénie) -> tachycardie -> troubles nerveux (maladresses gestuelles, engourdissement, confusion mentale, amnésie, hallucinations,…) -> maux de tête -> troubles de la vision -> coma   [effets court terme]

- Le glucose est la principale source d’énergie pour les cellules de l’organisme.

- Certaines cellules ne peuvent se nourrir que de glucose (ex : les neurones), elles sont dites GLUCO-DEPENDANTES. Elles consomment en toutes circonstances 10 à 15g de glucose par heure.

 

¤ SUITE A UN REPAS

- Une prise alimentaire augmente la glycémie.

- Pour contrecarrer l’hyperglycémie, il y a un stockage du glucose non utilisé par l’organisme après un repas. Le glucose stocké est enlevé du milieu intérieur ce qui permet le retour de la glycémie à une valeur normale.

- La prise alimentaire est discontinue (intermittente) ce qui fait que la glycémie devrait s’élever considérablement après un repas et s’abaisser considérablement lorsque l’organisme est à jeun.

- Après un repas (état postprandial), Le glucose est stocké sous 2 formes :

le glycogène (polymère de glucose) dans les muscles (myocytes) et le foie (hépatocytes)

les triglycérides (lipides) dans le tissu adipeux (adipocytes)

 

SUITE A UN EFFORT

- Une activité physique baisse la glycémie car il y a une consommation de glucose par l’organisme pour produire de l’énergie.

- Au cours d’une journée, la consommation de glucose par les cellules est permanente mais varie selon l’activité physique.

- Le foie est le seul organe producteur de glucose. Cette action est possible grâce à l’équipement enzymatique de la cellule hépatique :

conversion du glycogène en glucose = réaction de glycogénolyse 

conversion de substrat non glucidique en glucose = réaction de néoglucogenèse

Toutes ces réactions ajoutent du glucose au milieu intérieur ce qui permet le retour de la glycémie à une valeur normale

 

 

Par jerome harlé - Publié dans : 11_Le système endocrinien
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 20:59
S les principaux territoires sécréteurs corrigé
Par jerome harlé - Publié dans : 11_Le système endocrinien
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