Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 21:03

desequilibres et maladies alimentaires

Les conséquences des excès alimentaires

Boulimie

- La boulimie est un besoin pathologique d’absorber de grandes quantités de nourriture. Il s’agit véritablement d’une maladie comportementale et le traitement est alors d’ordre plus psychologique qu’alimentaire. La boulimie est une des causes de l’obésité.

Hypercholestérolémie et athérosclérose

- Le cholestérol est indispensable à la vie : c’est un constituant de nos membranes cellulaires et de certaines hormones dont les hormones sexuelles. Il permet aussi de synthétiser la vitamine D au niveau de la peau sous l’influence du soleil.

- Certains individus présentent un taux trop élevé de cholestérol. Cela peut s’agir d’une maladie héréditaire : l’hypercholestérolémie familiale qui touche 1 français sur 500. Dans le cas d’une hypercholestérolémie, le cholestérol reste dans les vaisseaux sanguins et s’y dépose. Les plaquettes sanguines s’y agglutinent ; il y a formation d’une plaque d’athérome qui se calcifie et qui causera un accident cardio-vasculaire.

L’obésité ; une vraie maladie ?

- Les médecins considèrent comme obèse un sujet dont la masse grasse représente plus de 20 % du poids du corps pour l’homme et 25 % pour la femme.

- Il y a environ 20 % d’adultes obèses dans les pays industrialisés.

- L’obésité peut engendrer des problèmes plus ou moins graves : diabète « gras », compression du volume respiratoire, éventuellement insuffisance respiratoire, usure des cartilages des articulations, troubles cardio-vasculaires, hypertension…

Les maladies liées aux carences alimentaires

Anorexie

- Il s’agit d’une perte de l’appétit. Au même titre que la boulimie, l’anorexie peut traduire un conflit psychique, qui conduit à un refus systématique de s’alimenter, voire des vomissements provoqués. L’anorexie entraîne souvent une dénutrition.

Carence en vitamines

- La xérophtalmie est une atteinte des yeux avec dessèchement de la cornée pouvant conduire à la cécité ; forme grave de carence en vit. A.

- Le béribéri résulte d’une carence en vit. B1. Les nerfs sont atteints, avec parfois, des troubles cardiaques et des œdèmes.

- Le scorbut est dû à une déficience en vit. C. Il est caractérisé par une atteinte des gencives et des troubles sanguins.

- Le rachitisme correspond à une absence de minéralisation des os par carence en vit. D. Si la calcification des os est mauvaise, les os peuvent se déformer.

Carence en fer

- L’appauvrissement du sang en hémoglobine est dû en général à une carence en fer. Le mauvais apport d’O2 aux cellules qui en résulte ne permet plus une production suffisante d’énergie pour accomplir les travaux cellulaires, d’où l’état de faiblesse de l’individu. On parle d’anémie.

Carence en calcium

- Cette carence entraîne une ostéoporose, ce qui correspond à une fragilité osseuse.

Les maladies alimentaires : allergies, parasites, bactéries, virus, prions et « épidémies »

Les allergies alimentaires

- L’origine des accidents allergiques est souvent imprévisible et peuvent être déclenchés par des médicaments, des piqûres et, au niveau alimentaire, par les Crustacés, les Mollusques, la moutarde et certains fruits (Kiwi, Arachide…).

Parasitisme

- Certains aliments ingérés sont vecteurs de parasites, c’est le cas du bœuf pour le Tænia saginata (ver solitaire). Les œufs du Tænia se trouvent dans les muscles de la vache ; ceux-ci sont consommés par l’Homme, puis se développent dans l’intestin ce qui donne un ver plat qui peut atteindre plus d’un mètre de long.

- Le meilleur moyen d’éviter d’être infecté est de consommer des viandes bien cuites, ce qui tue les œufs des parasites.

- Il faut également apprendre à l’enfant dès son plus jeune âge à se laver les mains avant les repas et après les selles.

Micro-organismes pathogènes et toxines

- Les risques bactériologiques représentent 90 % des intoxications alimentaires ; ils sont dus à des micro-organismes qui ont contaminé l’aliment à la source ou ensuite, lors de sa manipulation ou de sa conservation. Des règles d’hygiène stricte limitent ces risques.

¤ Les Salmonelles représentent la cause la plus fréquente des intoxications : la contamination a lieu par la viande, les œufs ou les produits laitiers. Les troubles sont des diarrhées avec vomissements et douleurs abdominales.

¤ La listériose est due à une autre bactérie qui peut se développer dans la croûte des fromages à pâte molle, la charcuterie, les légumes ou la viande crue. Elle peut entraîner une septicémie, une méningite, un risque d’avortement spontané chez la femme enceinte.

¤ Le botulisme est une intoxication mortelle ; causé indirectement par une bactérie qui produit la toxine botulique, responsable de la paralysie des muscles respiratoires. La contamination provient en général de conserves mal stérilisées, mais elle est devenue rare.

- Pour prévenir des intoxications alimentaires, quelques règles d’usage sont à respecter :

Acheter et consommer des produits frais

Vérifier les dates limite de consommation

Suivre les indications de conservation des produits

Ne jamais recongelé un produit décongelé

Veiller à l’application des règles d’hygiène dans la cuisine = matériel, mains de la personne qui cuisine, préparation des aliments,…

Les maladies à prion : tremblante du mouton, ESB et Creutzfeldt-Jakob

- Les prions ou ATNC (agents transmissibles non conventionnels) provoquent dans les organismes où ils se multiplient des maladies dégénératives du système nerveux central toujours mortelles, frappant aussi bien l’Homme que les animaux.

- Chez l’animal, elles sont responsables de la tremblante du mouton ou l’encéphalopathie spongiforme bovine appelée « maladie de la vache folle ».

- Chez l’Homme, il s’agit de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. La forme principale de cette maladie touche les deux sexes et se déclare entre 50 et 75 ans.

Toxicité d’origine industrielle  

- Les dioxines font partie des « polluants organiques persistants ». Au départ de la chaîne alimentaire, le bétail est contaminé par les dioxines présentes sur l’herbe des pâturages. Ces molécules se déposent dans les graisses animales (viandes, lait, œufs, poissons) et peuvent être la cause d’intoxications : les symptômes sont des maladies de la peau, des troubles hépatiques, des désordres intestinaux, des troubles neurologiques, cardio-vasculaires et une atteinte de l’appareil uro-génital.

 

Le principe de précaution est un principe selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques, ne doit pas retarder l’adoption de mesures de sécurité. « Mieux vaut prévenir que guérir », surtout quand on ne peut pas guérir.

Par jerome harlé - Publié dans : 12_Les besoins nutritionnels
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