04_Le système nerveux

Samedi 24 octobre 6 24 /10 /Oct 13:44

II-                    organisation du système nerveux

- Le système nerveux comprend deux parties différents : le système nerveux cérébro-spinal et le système nerveux végétatif

A.                 Le système nerveux cérébro-spinal

- Cette partie du système nerveux est chargée des fonctions de relation avec le monde extérieur. Cela nous permet de penser, d’agir, d’entendre, voir, sentir,… Il agit sous l’influence de la volonté.

1.                 Le système nerveux central (SNC)

- Le système nerveux central est l’ensemble des centres de régulation et d’intégration. Il est formé par :

    ¤ Des centres nerveux où sont regroupés des neurones. C’est au niveau de la matière grise que s’élabore l’activité nerveuse volontaire.

    ¤ Des voies associatives entre les centres nerveux. Elles appartiennent à la matière blanche.

 

a)                L’encéphale

- Appelé à tort « cerveau », l’encéphale se situe dans la boîte crânienne, protégé par les os du crâne. Il consomme 25% du dioxygène de l’organisme pour fonctionner. Sa masse est d’environ 1,6 kg chez l’homme et 1,45 Kg chez la femme. Il est composé de 4 éléments :

(1) Les hémisphères cérébraux droit et gauche

- Ils occupent la plus grande place de l’encéphale (≈83 %).

- Ils couvrent le diencéphale et le sommet du tronc cérébral.

- Chaque hémisphère est constitué de 5 lobes :

lobe frontal + lobe pariétal + lobe occipital + lobe temporal + lobe insulaire

 

- L’hémisphère gauche est analytique =

maîtrise des habiletés du langage, des mathématiques et de la logique

 

- L’hémisphère droit est holistique, synthétique =

maîtrise des habiletés spatio-visuelles, de l’intuition, de l’émotion et des arts

 

- Le tissu nerveux des hémisphères cérébraux se divise en trois régions :

    9 1) Le cortex cérébral (composé de substance grise) c’est le siège de l’esprit conscient. Il ne renferme ni faisceaux, ni tractus. Il représente 40 % de la masse de l’encéphale. Il fait 2 à 4 mm d’épaisseur. Il  renferme des aires fonctionnelles. Ces aires ont un emplacement identique d’un individu à l’autre. Ces aires rendent les sensations conscientes.

·         Aires motrices : Aire primaire motrice / Aire motrice du langage

·         Aires sensitives : Aires visuelles / Aires auditives / Aires olfactives / Aire gustative / Aire de l’équilibre

·         Aires associatives : Aire du langage écrit et parlé / Aire gnosique

La connaissance des zones permet de comprendre les lésions cérébrales accidentelles (perte de la vue, de la parole,…)

 

    9 2) La substance blanche cérébrale. Elle permet l’échange d’informations entre les aires corticales par des faisceaux de fibres

 

    9 3) Les noyaux basaux  ou noyaux gris centraux, sont au cœur de la substance blanche mais composé de substance grise. Ils agissent sur l’activité motrice volontaire et involontaire. Les atteintes de ces noyaux peuvent avoir une double conséquence :

- soit un excès de mouvement = Chorée de Huntington qui est une maladie hyperkinétique

- soit un manque de mouvement = Maladie de Parkinson qui est une maladie hypokinétique

(2) Le diencéphale

- Cette région est recouverte par les hémisphères cérébraux. Elle est composée par trois structures paires :

   9 1)  Le thalamus, (80 % du diencéphale). C’est la porte d’entrée du cortex cérébral. Il intervient dans les fonctions sensitives, agit sur l’hypothalamus, régule la conscience et la vigilance, la motricité, l’apprentissage, la mémoire,…

   9 2) L’hypothalamus, c’est le plus grand centre végétatif de l’organisme. Il est en liaison directe avec l’hypophyse. Ses rôles sont multiples

 

 

   9 3)  L’épithalamus, (partie postérieure du diencéphale).

Il porte à son extrémité le corps pinéal, responsable de la sécrétion de mélatonine qui est considéré comme le messager du sommeil.

 
(3) Le tronc cérébral

- Le tronc cérébral renferme les centres nerveux produisant les comportements automatiques et immuables, nécessaire à la survie.

- Les voies nerveuses s’inversent au niveau du tronc cérébral.

- Il fait la jonction entre l’encéphale et la moelle épinière. On y distingue trois régions :

   9  1)  Le mésencéphale (pédoncules à l’avant) : suppression des sensations douloureuses, perception de la peur, gestion de la réaction de fuite ou de lutte, réaction réflexe aux sons

   9  2)  Le pont, (région proéminente du tronc cérébral) : relai entre le cortex cérébral et le cervelet.

   9  3)  Le bulbe rachidien, (partie inférieure du tronc cérébral reliée à la moelle épinière) : rôle important dans le maintien de l’homéostasie de l’organisme. C’est de là que partent les 12 paires de nerfs crâniens. Il renferme des centres de commande très importants :

·         Le centre cardiovasculaire

·         Le centre respiratoire

·         Les autres centres :

 
(4) Le cervelet

- Situé en arrière du cerveau, il joue un rôle essentiel dans l’équilibre et la coordination des mouvements.

- Il régule également le tonus musculaire.


LES MENINGES :

- C’est un système de protection du système nerveux (cerveau et moelle épinière). Ce sont trois enveloppes (de l’intérieur à l’extérieur):

   9  1)  La méninge interne ou pie-mère, elle est très fine. Elle permet de vasculariser le cerveau.

   9  2)  La méninge moyenne ou arachnoïde, elle adhère à la dure-mère. C’est un système pneumatique.

Entre les deux feuilles de l’arachnoïde, se trouve le liquide céphalo-rachidien LCR, ce qui forme un coussin hydraulique protecteur des chocs. En flottant dans le liquide céphalo-rachidien, l’encéphale qui est gélatineux perd 97 % de sa masse. Ce qui lui évite de s’effondrer sur lui-même. Ce liquide est incolore, c’est lui qui est prélevé lors d’une ponction lombaire pour diagnostiquer la méningite.

   9  3)  La méninge externe ou dure-mère, elle est très épaisse et très résistante. Elle est accolée à la paroi osseuse.


b)                La moelle épinière

- C’est un organe très fragile protégé par le canal rachidien de la colonne vertébrale.

- Elle s’étend de la base du crâne jusqu’à la hauteur de la 2ème lombaire, soit environ 45 cm de long pour 1 cm de large.

- De la moelle épinière part 31 paires de racines. Les parties postérieure et antérieure des racines fusionnent pour donner un nerf rachidien.

- La substance grise occupe une position centrale (forme de papillon) et la substance blanche occupe la partie périphérique.

- Son rôle est double :

    ¤ Contrôle des réflexes. La moelle épinière se place entre la voie sensitive qui capte la stimulation et la voie motrice qui commande la réponse comportementale.

    ¤ Transmission des influx nerveux vers les centres supérieurs. Il existe des voies sensitives et des voies motrices.

 

2.                 Le système nerveux périphérique (SNP)

- Le système nerveux périphérique regroupe les lignes de communication entre le système nerveux central et l’organisme

- Les organes périphériques sont reliés au système nerveux central par deux types de nerfs :

    ¤ 12 paires de nerfs crâniens :

3 n. sensitifs + 5 n. moteurs + 4 n.mixtes

    ¤ 31 paires de nerfs rachidiens mixtes

8 n. cervicaux + 12 n. dorsaux + 5 n. lombaires

+ 5 n. sacrés + 1 n.coccygien

Ils se détachent de la moelle épinière par les racines antérieures (fibres motrices) et les racines postérieures (fibres sensitives).

Les branches antérieurs des nerfs rachidiens voisins s’unissent et constituent des plexus.

·   Le plexus cervical (union 4 premiers n. cervicaux)

·   Le plexus brachial (union 4 derniers n. cervicaux + 1er n.f dorsal)

·   Les nerfs dorsaux (union 11 derniers n. dorsaux)

·   Le plexus lombaire (union des 4 premiers n. lombaires)

·   Le plexus sacré (union 5ème n. lombaire + 3 premiers n.sacrés)

·   Le plexus honteux (union 4ème n. sacré + n. voisins)

·   Le plexus sacro-coccygien (union 5ème n. sacré + n. coccygien)

A.                 Le système nerveux végétatif ou autonome

- Il est chargé de l’entretien de la vie en maintenant constant le milieu intérieur. Il est soustrait à l’influence de notre volonté.

- Il gère la circulation sanguine, la respiration, la digestion,…

- Les nerfs comportent des fibres sensitives mais aussi motrices. Anatomiquement on distingue :

    ¤ Le système nerveux orthosympathique qui accélère les fonctions végétatives.

Il mobilise l’organisme dans les situations d’urgence.

    ¤ Le système nerveux parasympathique qui ralentit les fonctions végétatives.

Il participe à la conservation de l’énergie et l’accomplissement des tâches habituels

 

Viscères

Action sympathique (NORADRENALINE)

Action parasympathique (ACETYLCHOLINE)

Œil

Mydriase (dilatation pupillaire)

Myosis (constriction pupillaire)/ Accommodation

Glandes salivaires

Sécrétion d’une salive peu abondante, riche en enzymes

Sécrétion d’une salive abondante, fluide et pauvre en enzyme

Vaisseaux

Vasoconstriction / hypertension

Vasodilatation / hypotension

Peau

Sudation / horripilation

Pas d’action

Cœur

Accélération (tachycardie)

Ralentissement (bradycardie)

Bronches

Dilatation = bronchodilatateur

Constriction = Bronchoconstricteur

Tube digestif

Diminution du péristaltisme / fermeture des sphincters

Augmentation du péristaltisme / ouverture des sphincters

Glandes

Sécrétion d’adrénaline par la médullo-surrénale

Sécrétion du pancréas exocrine

Actions diverses

Contraction de la rate

Stimulation des voies biliaires

 

 

III-                  Les activités du système nerveux

- Le système nerveux préside au fonctionnement de tous les systèmes du corps humain.

- Il faut distinguer deux types d’actes assurés par le cerveau :

    ¤ L’acte volontaire

    ¤ L’acte involontaire c’est un réflexe ! Cet un acte stéréotypé qui est le plus souvent inconscient.

A.                 L’acte volontaire

- Il se déroule en trois étapes :

    (1) La phase d’initiation = recueil d’informations sensorielles : changements de l’environnement intérieur et extérieur

    (2) La phase de programmation ou intégration : traitement des informations sensorielles reçues pour élaborer une action à entreprendre en réponse au stimulus

    (3) La phase d’exécution = réponse motrice : activation des organes effecteurs de la réponse comportementale

B.                 Les réflexes

- Les réflexes ont pour objectif de :

    ¤ nous protéger des dangers rapidement

    ¤ laisser la place aux actes volontaires sans nous encombrer d’actes automatiques

    ¤ maintenir l’équilibre du corps

- Il existe des réflexes innés (dès la naissance) : succion, réflexes myotatiques, flexion, réflexes cutanés, réflexes cornées, réflexes pupillaires, réflexes plantaires,…

- Il existe des réflexes acquis (que l’on a appris) : marche, lecture,… ATTENTION, ils sont utilisés dans l’embrigadement des individus

 

- Un arc réflexe est composé (1) stimulation ou excitation sensitive (2) organe sensitif ou récepteur (3) voie sensitive qui conduit l’influx nerveux sensitif (4) moelle épinière qui traite l’information reçue et élabore une réponse comportementale adéquate (5) voie motrice qui conduit l’influx nerveux moteur (6) organe effecteur qui réalise rapidement la réponse commandée par la moelle épinière.

 

C.                 Le contrôle et la surveillance du système nerveux

- Il existe plusieurs méthodes de contrôle du bon fonctionnement de notre système nerveux :

    ¤ Dès la naissance : le test des réflexes archaïques, innés chez l’enfant : le test de la marche

    ¤ A l’âge adulte : le test des réflexes innés de l’adulte : le réflexe rotulien

    ¤ L’électroencéphalogramme (E.E.G) : examen indolore qui permet d’enregistrer la présence d’une activité cérébrale

 

IV-                Le vieillissement du système nerveux

- Le vieillissement est accompagné de plusieurs phénomènes qui touchent le système nerveux, de façon variable chez les personnes :

    ¤ Le nombre de neurone diminue

    ¤ La conductibilité diminue

    ¤ La vitesse de réaction et celle des réflexes diminuent

 

V-               Les pathologies du système nerveux

- Les maladies nerveuses sont nombreuses, diverses et variées. Elles peuvent toucher le cerveau, la moelle épinière, les nerfs et les méninges. Ces maladies peuvent être d’origines génétiques ou acquises. Cette liste ne donne qu’un aperçu des maladies nerveuses.

    ¤ Les maladies infectieuses : méningites, encéphalites, abcès du cerveau

    ¤ Les maladies dégénératives : Chorée de Huntington (danse de Saint Guy), Maladie de Parkinson, Sclérose en plaques, Maladie d’Alzheimer

    ¤ Les maladies acquises : l’épilepsie, les migraines

    ¤ Les affections des nerfs : Les névrites, les paralysies, les névralgies

    ¤ Les accidents vasculaires hémorragiques ou traumatiques : Les tétraplégies, les paraplégies, les hémiplégies

 

VI-                 L’hygiène du système nerveux

A.                 Les agressions du système nerveux

 - Les agressions sont nombreuses, elles sont engendrées par :

    ¤ des substances : drogues (tabac, alcool, cannabis,…), médicaments, anesthésique, café, thé, toxines alimentaires (coquillages pas frais)

    ¤ des maladies : accidents vasculaires cérébraux (AVC), certaines infections sexuellement transmissibles (IST)

    ¤ des accidents : traumatismes crâniens ou rachidiens suite à un accident, asphyxie

    ¤ L’environnement : bruit, émotions, température, la pression (engourdissement du pied quand on s’assoie dessus)

- Le mode de vie influence le bon fonctionnement du système nerveux : carences alimentaires, excès de bruit, manque de sommeil

- Le stress est une réponse de l’organisme à une situation nouvelle, une agression physique ou psychique. Il est une réaction normale sauf si les agressions deviennent insurmontables. On distingue trois temps d’adaptation :

    ¤ La réaction d’alarme : tachycardie, augmentation de la tension artérielle, vasoconstriction, horripilation,…

    ¤ La réaction de défense : libération d’adrénaline dans le sang, augmentation de la glycémie. Cette phase est plus longue.

    ¤ La réaction d’épuisement : épuisement du système nerveux conduisant à des dépressions nerveuses et même à la mort.

B.                 Les règles d’hygiène

- Certaines parfois contraignantes, elles n’en demeurent pas moins nécessaires au bon équilibre du système nerveux donc au maintien de l’intégrité du corps humain. Ces quelques règles peuvent améliorer le capital de neurones tout au long de la vie :

    ¤ Alimentation équilibrée (apport en vitamines B et PP, en phosphore, glucose, acides gras saturés)

    ¤ Éviter la consommation de substances agressives

    ¤ Avoir une activité physique régulière

    ¤ Dormir bien, suffisamment : 7 à 8 h chez l’adulte / 9 à 10 h chez l’adolescent / 10 à 12 h chez l’enfant

Le sommeil le plus réparateur est le premier sommeil qui se situe avant minuit. Le sommeil est constitué de 4 à 6 cycles d’environ deux heures. Chaque cycle se déroule en plusieurs phases : (1) Endormissement (2) Sommeil léger (3) Sommeil profond (4) Sommeil paradoxal (rêves)

Pour un bon sommeil il faut : se coucher à heures régulières, dans une chambre sombre, fraîche (19°C) et silencieuse.

Il est préférable de faire le vide mental en évitant : la lecture, la TV, le visionnage d’un film. Éventuellement prendre une douche tiède.

- Un entraînement de notre système nerveux :

    ¤ Apprentissage des mouvements automatiques par des actes répétés (pratique d’un sport, d’un instrument de musique)

    ¤ Amélioration des activités motrices par des activités diverses qui développent l’habileté

    ¤ Amélioration des qualités sensorielles par un entraînement des organes sensibles

    ¤ Amélioration des aptitudes intellectuelles : exercices de travail mental par le jeu, par le travail intellectuel, la lecture,…

 

Par jerome harlé - Publié dans : 04_Le système nerveux
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Samedi 24 octobre 6 24 /10 /Oct 13:41

I-                    LE TISSU NERVEUX

A.                 Le neurone

- Le neurone est la cellule spécialisée du système nerveux. Sa complexité est stupéfiante ! C’est une cellule formée de deux parties :

    ¤ Le corps cellulaire : il renferme le noyau et le cytoplasme et les organites communs aux cellules.  

- Sa forme reste assez variable et sa taille oscille entre de 4 à 130 µm.

- Le regroupement des corps cellulaires dans le système nerveux central (SNC) est appelé noyau,

- Le regroupement des corps cellulaires dans le système nerveux périphérique (SNP) est appelé ganglion.

    ¤ Les prolongements cytoplasmiques qui permettent d’établir un contact entre les cellules :

·         L’axone : de calibre invariable, il n’en existe qu’un par neurone. Sa taille est variable selon les cellules. Il se termine par des ramifications irrégulières. Il représente la structure conductrice du neurone, car il produit et transmet les influx nerveux.

 L’influx nerveux ne peut être transmis que du corps cellulaire à l’axone.

·         Les dendrites : prolongements implantés sur le corps cellulaire et qui se terminent par des arborisations fines, courtes, disposées irrégulièrement. Leur nombre varie d’une cellule à l’autre. Elles représentent la structure réceptrice du neurone.

La transmission de l’influx nerveux ne peut se faire que de la dendrite vers le corps cellulaire.

B.                 Les cellules gliales

- Les cellules gliales ou gliocytes forment la névroglie qui est un tissu de soutien des neurones. Elles sont aussi chargées du contrôle de la nutrition des neurones.

C.                 Notion de fibres nerveuses

- Une fibre nerveuse est l’ensemble d’un prolongement et de ses enveloppes. Il y a deux types d’enveloppes :

    ¤ La gaine de myéline  formée d’une substance riche en lipides servant d’isolant « électrique ». Sa présence accélère la conduction de l’influx nerveux. Elle ne se trouve que sur l’axone.

    ¤ La gaine de Schwann formée par de très petites cellules spéciales

 

- Par rapport à ces enveloppes, il existe deux types de fibres :

    ¤ Les fibres myélinisées : elles possèdent les deux types de gaines. (aspect blanc nacré) Leur regroupement forme la substance blanche.

    ¤ Les fibres amyéliniques : elles ne possèdent pas de gaine de myéline. (aspect grisâtre). Leur regroupement forme la substance grise.

 

- Un tractus ou un faisceau est une association de fibres dans le SNC

 

- Un nerf est une association  de fibres nerveuses dans le SNP. Cette association se fait grâce à un gainage par du tissu conjonctif :

    ¤ L’endonèvre emballe l’axone d’un neurone

    ¤ Le périnèvre emballe un ensemble d’axone ce qui forme un fascicule

    ¤ L’épinèvre emballe un ensemble de fascicule

-  Il existe 3 types de nerfs :

    ¤ Les nerfs sensitifs : ils permettent de ressentir les diverses sensations. Ils conduisent l’influx nerveux d’un organe vers un centre nerveux

    ¤ Les nerfs moteurs : ils permettent de mettre en œuvre une réponse  à une sensation, un mouvement. Ils conduisent donc l’influx nerveux du centre nerveux vers l’organe effecteur de la réponse comportementale.

    ¤ Les nerfs mixtes : ils assurent les deux fonctions précédentes.

 

D.                 Les connexions entre cellules nerveuses

- Les neurones s’articulent par l’intermédiaire de structures appelées synapses, il en existe plusieurs types :

    ¤ Selon la cellule après le neurone

·         Les synapses neuro-neuroniques, s’articulent entre deux neurones

·         Les synapses neuro-musculaires ou plaque motrice, s’articulent entre un neurone et une cellule musculaire

    ¤ Selon le mode de communication

·         Les synapses électriques. Elles ont pour rôle de synchroniser l’activité de plusieurs neurones

·         Les synapses chimiques. Les terminaisons de l’axone sécrètent une substance chimique appelée neurotransmetteur capable d’exciter ou d’inhiber les cellules après la synapse. Les transmetteurs sont captés par des récepteurs présents sur la membrane cellulaire de l’élément après synapse.

Quelques neurotransmetteurs :

Nom

Actions

Remarques

Acétylcholine

excitation des muscles squelettiques

excitation ou inhibition des muscles viscéraux

Les gaz neurotoxiques et certains insecticides prolongent ses effets

Les toxines botuliniques et les barbituriques inhibent sa libération

Le curare, les venins de serpent empêchent son action après synapse

Noradrénaline

excitation ou inhibition pour procurer une sensation de bien être

Les amphétamines favorisent sa libération

Les antidépresseurs tricycliques et la cocaïne empêchent son retrait synaptique

La diminution de sa concentration dans l’encéphale entraîne une dépression

Dopamine

excitation ou inhibition pour procurer une sensation de bien être

Les amphétamines favorisent sa libération

La cocaïne bloque son recaptage

Sa concentration est insuffisante dans la maladie de Parkinson

Un excès de concentration pourrait déclencher une schizophrénie

Sérotonine

action inhibitrice sur la transmission des influx nerveux

intervention dans le sommeil, l’appétit, l’humeur, les nausées,…

Le LSD bloque son activité

Les médicaments (Prozac)  bloquent son recaptage ce qui soulagent l’anxiété

ATP

excitation ou inhibition pour procurer une sensation de douleur

 

GABA

action inhibitrice sur la transmission des influx nerveux

L’alcool augmente l’effet inhibiteur

Les anxiolytiques (Valium) bloquent sa fabrication ce qui provoque des convulsions

Glutamate

Intervention dans l’apprentissage et la mémoire

S’il est libéré en excès, il produit une excito-toxicité : les neurones sont excités jusqu’à la mort. Cet état est provoqué lors d’une ischémie (manque d’oxygène)

Cela peut se traduire par un AVC

Endorphine

action inhibitrice pour atténuer la douleur « opiacés naturels »

La morphine, l’héroïne et la méthadone ont des effets similaires

Tachykinine ou substance P

action excitatrice qui intervient dans la transmission de la douleur

La morphine, l’héroïne et la méthadone inhibent son action

 

- Un neurone peut avoir jusqu’à plus de 10 000 connexions avec d’autres neurones.

 

E.                  Physiologie du neurone

-  Il existe plusieurs milliards de neurones dans tout le système nerveux. Toutes ces cellules hautement spécialisées possèdent les propriétés suivantes :

    ¤ Longévité extrême : Cette cellule peut vivre et fonctionner de manière optimale durant plus de 100 ans si elle est correctement nourrie

    ¤ Amitotique : Cette cellule ne se divise pas.

    ¤ Vitesse du métabolisme élevée : Cette cellule consomme beaucoup d’énergie pour maintenir sa structure complexe.

     Le neurone est la cellule la plus sensible à l’interruption de la circulation artérielle.

    ¤ L’excitabilité : capacité de la cellule à recevoir une information de type mécanique, thermique, chimique, électrique. A l’état normal, l’excitant de la fibre nerveuse est l’influx nerveux, c’est-à-dire un signal électrique appelé potentiel d’action qui possède un seuil de déclenchement et répond à la loi du tout ou rien.

Ce sont les successions de potentiels d’action qui déterminent le travail du nerf en fonction des besoins de l’organisme.

    ¤ La conductibilité : capacité de la cellule à transmettre une information. Cette transmission se fait sous la forme d’un influx nerveux qui est un « courant électrique » qui progresse très rapidement (jusqu’à 100 mètres par seconde). Cet influx ne diminue pas d’intensité au cours de sa transmission. La transmission de l’influx nerveux est polarisée, il va des dendrites au corps cellulaire et du corps cellulaire vers l’axone.

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